Consultation sur le transit aéroportuaire au Canada : ACSTA. 2025
Date de l'annonce : 1er décembre 2025
Organisme annonçant : Agence des services frontaliers du Canada (ACSTA)
Introduction
Le 1er décembre 2025, l'Agence des services frontaliers du Canada (ACSTA) a lancé une consultation publique de 30 jours sur. les changements proposés concernant la façon dont les passagers internationaux transitent par les principaux aéroports canadiens sans entrer formellement au Canada.
La proposition, connue sous le nom de processus de « Transit international à international en. libre circulation », vise à simplifier le transit aéroportuaire tout en maintenant la sécurité des frontières.
Bien qu'il ne s'agisse pas d'un changement direct de programme d'Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC), cela pourrait. affecter indirectement la façon dont certains voyageurs et titulaires de visa planifient leurs vols à travers le Canada.
Cet article explique ce que l'ACSTA a annoncé, comment cela se compare aux règles actuelles, qui est concerné et ce que le changement proposé. pourrait signifier stratégiquement pour les personnes voyageant vers ou à travers le Canada dans le cadre de leurs plans d'immigration et de voyage plus larges.
Ce qui a été annoncé
L'ACSTA a ouvert des consultations sur une proposition réglementaire qui supprimerait l'exigence pour certains passagers, qui transitent uniquement. par un aéroport canadien en route vers un autre pays, de s'enregistrer auprès des agents ou des bornes de l'ACSTA.
Dans le cadre du processus proposé de « Transit international à international en libre circulation » :
- Les passagers éligibles arrivant sur un vol international et partant sur un autre vol international depuis le même aéroport n'auraient plus besoin d'interagir directement avec l'ACSTA, tant qu'ils restent dans une zone de transit désignée et sécurisée.
- Les transporteurs aériens seraient tenus de collecter et de partager des informations supplémentaires avec l'ACSTA, y compris la destination finale à l'étranger du voyageur et la date et l'heure de son arrivée au Canada, afin que l'ACSTA puisse confirmer que le voyageur a quitté le Canada sur son vol RPévu.
- Les changements proposés font partie de l'« Examen de la paperasse » du gouvernement du Canada et de l'initiative plus large de modernisation des voyageurs, qui vise à rendre les processus frontaliers plus efficaces sans compromettre la sécurité.
- La proposition réglementaire est publiée dans la Gazette du Canada, et les commentaires seront acceptés jusqu'au 29 décembre 2025.
L'ACSTA souligne que les voyageurs en transit devront toujours détenir l'autorisation d'immigration ou de. voyage requise par leur pays de destination et respecter toutes les exigences de transit canadiennes applicables.
Qu'est-ce qui a changé par rapport à avant ?
Il est important de noter qu'à ce jour, aucune règle n'a réellement changé. Le gouvernement consulte sur une proposition, sans l'implémenter immédiatement.
Les voyageurs doivent toujours suivre les règles de transit et d'entrée canadiennes existantes.
Actuellement, l'ACSTA gère un projet pilote de transit international à international (ITI) dans plusieurs grands aéroports, y compris Montréal-Trudeau, Vancouver et Toronto Pearson Terminal 1. Dans le cadre de ce projet pilote, les passagers en transit qualifiés :
- Débarquent de leur vol international entrant.
- Scannent leur passeport à une borne ITI dédiée.
- Procèdent directement à la zone des départs internationaux, où ils restent jusqu'à l'embarquement de leur prochain vol international.
Selon l'ACSTA, plus de 737 000 voyageurs ont été traités dans le cadre du projet pilote de Transit ITI en. libre circulation en 2023 et plus de 744 000 en 2024, démontrant que le modèle est déjà utilisé à grande échelle.
Le changement réglementaire proposé formaliserait et élargirait cette approche en :
- Créant un cadre juridique clair dans le Règlement sur l'immigration et la protection des réfugiés qui définit une « zone de détention désignée » où les passagers ITI ne sont pas considérés comme cherchant à entrer au Canada.
- Permettant aux passagers en transit éligibles de passer d'un vol international à un autre sans scanner leur passeport à une borne de l'ACSTA ou parler à un agent de l'ACSTA, à condition qu'ils restent dans cette zone sécurisée.
- S'appuyant principalement sur les données des transporteurs aériens (y compris les informations de sortie) pour confirmer que les voyageurs quittent le Canada sur leur vol suivant.
- Libérant les agents de première ligne de l'ACSTA pour se concentrer davantage sur les voyageurs à risque plus élevé ou plus complexes, plutôt que sur les passagers en transit à faible risque connus.
En termes pratiques, si et quand les règlements entreront en vigueur, de nombreux passagers en transit pourraient connaître un transit plus fluide et.
« invisible » à travers les aéroports canadiens, tandis que l'ACSTA continue de s'appuyer sur des données et des interventions ciblées pour gérer les risques.
Qui est concerné et comment ?
La proposition cible un groupe spécifique de voyageurs et de parties prenantes :
Passagers en transit international
Le principal groupe concerné est constitué des voyageurs qui :
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- Arrivent au Canada sur un vol international,
- Se connectent vers une autre destination internationale depuis le même aéroport, et
- Restent du côté aérien dans une zone de transit sécurisée et désignée sans entrer au Canada.
Pour ces voyageurs, le changement proposé pourrait éventuellement signifier :
- Moins de points de contact avec le personnel frontalier.
- Des temps de transit potentiellement plus rapides et plus RPévisibles.
- Moins de confusion quant à savoir s'ils « entrent » au Canada lorsqu'ils ne font que des correspondances de vol.
Cependant, les passagers en transit devront toujours détenir les visas de transit canadiens ou les autorisations de. voyage électroniques requis si les règles de l'IRCC l'exigent, ainsi que des documents valides pour leur destination finale.
La proposition de l'ACSTA ne supprime pas ces exigences en matière de documents d'immigration.
Compagnies aériennes et aéroports
Les compagnies aériennes devront collecter et partager des données supplémentaires avec l'ACSTA, telles que. les destinations finales des voyageurs à l'étranger et le moment de leur arrivée au Canada.
En retour, les aéroports pourraient être en mesure de :
- Démanteler certaines bornes ITI dédiées et les réaffecter en tant que bornes d'inspection primaire dans les halls de douane.
- Augmenter la capacité de traiter les voyageurs qui entrent réellement au Canada.
- Améliorer le flux global des passagers et rendre les hubs canadiens plus compétitifs pour les connexions internationales.
Personnes immigrantes au Canada
Pour la plupart des demandeurs de résidence permanente, des travailleurs temporaires et des étudiants internationaux, cette proposition a un impact direct limité. Si vous voyagez au Canada pour vivre, travailler ou étudier, vous devrez toujours :
- Être inspecté par l'ACSTA à votre arrivée lorsque vous entrez réellement au Canada, et
- Répondre aux exigences d'entrée d'Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC) pour votre permis ou visa.
Cela dit, si la proposition devient finalement loi et améliore l'efficacité aéroportuaire, elle pourrait indirectement aider en réduisant la. congestion et en permettant à l'ACSTA de consacrer plus d'attention aux cas complexes et aux voyageurs à risque plus élevé.
C'est une interprétation basée sur les objectifs déclarés de réaffecter des ressources vers des activités à risque plus élevé.
Contexte : Partie d'une plus grande poussée de modernisation
La consultation sur le transit est un élément d'un effort fédéral plus large pour moderniser la gestion des voyages et de l'immigration au Canada. Les mesures officielles récentes comprennent :
- Pilote de visa numérique de l'IRCC : Le 27 novembre 2025, l'IRCC a commencé à tester des visas numériques avec un petit groupe de citoyens marocains approuvés pour des visas de visite, visant à rendre les voyages plus rapides, plus sûrs et plus pratiques et à tester la compatibilité avec les compagnies aériennes et d'autres partenaires.
- Allocations de plafonds d'étudiants internationaux pour 2026 : Dans un avis du 25 novembre 2025, l'IRCC a établi des cibles nationales et provinciales dans le cadre du plafond des étudiants internationaux pour 2026, y compris un total RPévu de 408 000 permis d'études (nouveaux et extensions) avec 180 000 places pour les demandeurs nécessitant une lettre d'attestation provinciale ou territoriale.
- Initiatives de modernisation des voyageurs et d'examen de la paperasse de l'ACSTA : Les documents de l'ACSTA décrivent le projet de Transit ITI en libre circulation comme faisant partie d'un ensemble de mesures de modernisation visant à simplifier les processus et à mieux utiliser la technologie tout en maintenant la sécurité des frontières.
Dans mon analyse, ces initiatives signalent collectivement que l'IRCC et l'ACSTA s'orientent vers des processus plus numériques et axés sur les données.
Au cours des prochaines années, les demandeurs et les voyageurs peuvent s'attendre à davantage de documents numériques, plus d'automatisation. et une plus grande dépendance à l'égard du partage avancé d'informations entre les compagnies aériennes et les agences gouvernementales.
Scénarios pratiques et exemples
Pour comprendre comment le changement proposé de transit ITI en libre circulation pourrait se dérouler dans la vie réelle, considérez les scénarios suivants.
Ce sont des exemples illustratifs, pas des conseils juridiques.
Scénario 1 : Voyageur nécessitant un visa transitant par Toronto
Un voyageur d'un pays dont les citoyens nécessitent généralement un visa de transit. canadien prend un vol : São Paulo → Toronto Pearson (YYZ) → Londres (LHR).
- Aujourd'hui : Le voyageur peut se qualifier pour le projet pilote ITI existant à Toronto. Il débarque, scanne son passeport à une borne ITI et se rend directement à la zone des départs internationaux, sous réserve de respecter les règles existantes de l'IRCC et de l'ACSTA.
- Si la proposition devient loi : Pour les itinéraires éligibles, le voyageur pourrait ne plus avoir besoin d'interagir avec l'ACSTA ou une borne du tout. Au lieu de cela, il suivrait la signalisation de l'aéroport vers une zone de transit sécurisée et embarquerait sur son prochain vol, tandis que l'ACSTA utiliserait les données fournies par la compagnie aérienne pour surveiller son arrivée et son départ.
Dans les deux cas, le voyageur doit toujours détenir l'autorisation de transit canadienne requise et les documents exigés par le pays de destination.
La proposition ne crée pas une nouvelle exemption aux règles de visa.
Scénario 2 : Demandeur de résidence permanente atterrissant au Canada
Un travailleur qualifié avec une Confirmation de résidence permanente (CRP) prend un vol :. Delhi → Vancouver (YVR) → Calgary (YYC), avec Vancouver comme premier point d'entrée au Canada.
- Cette personne n'est pas simplement en transit. Elle entre au Canada pour devenir résidente permanente.
- Elle doit toujours compléter le processus d'atterrissage standard de l'ACSTA à son premier point d'entrée (Vancouver), où ses documents sont examinés et son statut de résidence permanente est finalisé.
Les règles proposées de Transit ITI en libre circulation ne changent rien pour ce type de voyageur.
Scénario 3 : Étudiant international se connectant via Montréal
Un nouvel étudiant international se rendant dans un établissement d'enseignement désigné au Québec voyage : Paris → Montréal-Trudeau (YUL) → Québec (YQB).
- Il doit toujours passer l'inspection de l'ACSTA à Montréal car il entre au Canada pour étudier.
- La proposition de transit en libre circulation ITI ne s'applique pas, car il ne s'agit pas d'un transit purement international à international.
Cependant, s'il effectue plus tard un voyage à l'étranger et revient par une connexion internationale le même jour qui se. qualifie comme ITI, certains aspects de son expérience de transit pourraient être plus fluides une fois les nouvelles règles en vigueur.
Points stratégiques pour la planification de l'immigration et des voyages
Bien que l'annonce de l'ACSTA concerne principalement les opérations aéroportuaires, il y a quelques angles stratégiques. à garder à l'esprit si vous RPévoyez immigrer au Canada ou voyager à travers les hubs canadiens.
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- Ne supposez pas un changement immédiat. Il s'agit d'une consultation sur des règlements proposés. Jusqu'à ce que les règles finales soient approuvées et qu'une date d'entrée en vigueur soit annoncée, les voyageurs doivent continuer à planifier en fonction des règles de transit et de visa actuelles.
- Le Canada pourrait devenir un hub de transit plus attrayant. Si le transit devient plus rapide et plus RPévisible, les compagnies aériennes pourraient promouvoir les aéroports canadiens plus agressivement comme points de connexion, ce qui pourrait légèrement augmenter les options de vol pour les futurs immigrants et visiteurs.
- La gestion des risques basée sur les données continuera de croître. L'accent mis par l'ACSTA sur le déplacement des ressources des passagers en transit connus vers des activités à risque plus élevé est cohérent avec un mouvement plus large vers des analyses avancées et des informations RPé-arrivées tant dans la sécurité des frontières que dans le traitement de l'immigration.
- Vérifiez toujours les sources de l'IRCC et de l'ACSTA. L'IRCC contrôle les programmes d'immigration, tandis que l'ACSTA gère l'application des lois frontalières et l'entrée. Pour des itinéraires complexes ou des questions de statut, il est sage de consulter les directives officielles des deux départements et, le cas échéant, d'obtenir des conseils professionnels.
Questions fréquentes (FAQ)
Que a annoncé l'ACSTA le 1er décembre 2025 ?
L'ACSTA a lancé une consultation publique de 30 jours sur des règlements proposés pour. élargir le processus de Transit international à international en libre circulation dans les aéroports canadiens.
L'objectif est de permettre aux passagers en transit éligibles de se connecter entre des vols internationaux sans s'enregistrer auprès de l'ACSTA,. tandis que les compagnies aériennes partagent des données supplémentaires afin que l'ACSTA puisse toujours confirmer les départs et gérer les risques.
Quelque chose a-t-il changé pour les voyageurs aujourd'hui ?
Non. L'annonce est une proposition, pas une règle finale. Jusqu'à ce que les règlements soient formellement
